Prélèvement bancaire 108 euros : le prélèvement est-il une taxe ou une fraude ?

prélèvement bancaire 108 euros

Un prélèvement de 108 € apparaît parfois sur un compte bancaire sans explication immédiate. Ce montant correspond fréquemment à la mensualisation de la taxe foncière gérée par la DGFiP, mais il peut aussi s’agir d’un prélèvement non autorisé. Il est important d’agir rapidement pour vérifier l’origine, contester si nécessaire, et prévenir toute récidive. Voici un guide complet et pratique pour vous aider pas à pas.

Étape 1 — Lire attentivement le libellé bancaire

Le libellé de l’opération sur votre relevé est la première information utile. Recherchez des mentions explicites telles que « DGFiP », « TRESOR PUBLIC », « TAXE FONCIERE » ou « MENSUALISATION ». Un prélèvement officiel lié à la taxe foncière comporte souvent un numéro de mandat SEPA (commençant parfois par FR suivi d’une série de chiffres) et la référence du contribuable.

En revanche, un libellé vague, un nom inconnu ou un intitulé commercial atypique doit attirer l’attention. Exemples de libellés et origine probable :

  • DGFiP TAXE FONCIERE MENSUALISATION — origine officielle (impôts).
  • PAIEMENT SEPA FRxxxxxx TRESOR — mandat SEPA, vérifiez le numéro et l’avis d’échéance.
  • PAIEMENT ABC SERVICES — créancier tiers, à vérifier ; risque de prélèvement non attendu.
  • DEBIT INCONNU / PAIEMENT NON RECONNU — suspect, investiguer immédiatement.

Étape 2 — Vérifier votre espace personnel impots.gouv.fr

Connectez-vous à votre espace particulier sur impots.gouv.fr et consultez la rubrique « Paiement » puis « Historique des prélèvements » ou « Vos mensualisations ». Si le prélèvement y figure avec le même montant et la même date, il s’agit probablement d’une mensualisation légitime. Téléchargez l’avis d’imposition, l’avis de taxe foncière et le mandat SEPA si disponibles pour conserver une preuve.

Si l’opération n’apparaît pas dans l’espace fiscal, il y a un motif d’alerte : soit le prélèvement est frauduleux, soit une erreur de traitement a eu lieu. Préparez alors des captures d’écran du relevé bancaire et des pages de l’espace fiscal montrant l’absence du prélèvement.

Étape 3 — Contester le prélèvement auprès de votre banque

Contactez immédiatement votre banque par téléphone ou via l’espace client pour signaler un prélèvement suspect et demander une opposition si nécessaire. Fournissez les éléments suivants : date de l’opération, montant, libellé exact et captures d’écran. Demandez l’ouverture d’une investigation et, si possible, un remboursement provisoire.

Connaître vos droits sur les prélèvements SEPA est utile : pour un prélèvement autorisé, vous pouvez demander un remboursement sans motif dans un délai de 8 semaines à compter de la date du débit ; en cas de prélèvement non autorisé (absence de mandat ou fraude), il existe généralement un droit au remboursement dans un délai plus long (approximativement 13 mois selon le cas). Donnez ces informations à votre conseiller pour accélérer le traitement.

Étape 4 — Contacter la DGFiP si le prélèvement semble fiscal

Si le libellé évoque la DGFiP mais que vous n’avez pas de trace du prélèvement dans votre espace personnel, utilisez la messagerie sécurisée de votre espace particulier ou appelez le service des impôts des particuliers (numéro disponible sur impots.gouv.fr) pour demander confirmation de l’existence du mandat SEPA et du calendrier de mensualisation. Joignez les captures d’écran du relevé.

Documents à rassembler

  • Capture d’écran du relevé bancaire montrant le débit et le libellé.
  • Capture d’écran de votre espace impôts.gouv.fr (historique de paiement, avis, mandat).
  • Courriel, message ou tout courrier reçu mentionnant la mensualisation.
  • Notes avec dates, heures, noms des interlocuteurs et références d’appel.

Modèles de messages courts

Message à la banque : « Je conteste le prélèvement du [date] de 108 € libellé [libellé]. Je demande l’ouverture d’une investigation et le remboursement provisoire. Veuillez trouver en pièce jointe le relevé et la capture d’écran. »

Message à la DGFiP via messagerie sécurisée : « Je signale un prélèvement de 108 € sur mon compte bancaire non identifié dans mon espace personnel. Pouvez-vous confirmer l’existence d’un mandat SEPA et l’échéancier lié à mon numéro fiscal ? Voir capture jointe. »

Que faire si la banque ne répond pas ou si c’est une fraude ?

Si la banque tarde à répondre ou refuse la prise en charge, relancez par écrit et demandez un accusé de réception. En cas de fraude avérée, déposez une plainte auprès du commissariat ou de la gendarmerie et transmettez la copie au service client de la banque. Vous pouvez aussi signaler l’abus sur la plateforme officielle Info Escroqueries et suivre les conseils pour sécuriser vos comptes.

Mesures préventives pour éviter de futurs prélèvements non autorisés

  • Suivez régulièrement vos relevés et activez les notifications d’opérations sur votre application bancaire.
  • Ne communiquez jamais vos codes bancaires et privilégiez les sites officiels (impots.gouv.fr) pour vos démarches fiscales.
  • Conservez une copie des mandats SEPA et vérifiez les créanciers enregistrés sur votre compte.
  • Si vous détectez une tentation d’usurpation, changez rapidement vos identifiants en ligne et demandez un nouveau moyen de paiement si nécessaire.

Un prélèvement de 108 € peut être tout à fait légitime (mensualisation de taxe foncière) ou indiquer une opération non autorisée. En cas de doute : vérifiez le libellé, consultez votre espace impots.gouv.fr, rassemblez les preuves et contactez d’abord votre banque puis la DGFiAgissez vite : des démarches rapides facilitent le remboursement et la sécurisation du compte.

Conseils pratiques

C’est quoi ce prélèvement de 108 € ?

Le 15 octobre 2025, la DGFiP va opérer un prélèvement automatique d’environ 108,80 euros en moyenne sur les comptes de plus de 13 millions de Français, c’est la mensualisation des impôts locaux. Respirez, ce n’est pas une arnaque mais le système qui répartit le paiement sur l’année pour éviter le choc d’un paiement unique. Le libellé sur votre compte indiquera DGFiP, et l’espace impots.gouv.fr permet de vérifier le montant et l’origine. Si la somme surprend, consultez votre avis d’imposition, adaptez vos mensualités via votre espace en ligne, ou appelez votre centre des finances. On peut aussi demander un échéancier adapté.

Pourquoi l’État va-t-il prélever 108 € ?

Parce que la DGFiP met en place la mensualisation pour fluidifier le paiement de la taxe foncière, surtout pour les propriétaires, et pour lisser les échéances. Le chiffre de 108 euros représente une moyenne, il dépend de la commune et de la valeur locative. Plutôt que de crier arnaque, il vaut mieux vérifier son avis d’imposition et son espace impots.gouv.fr, ajuster ou suspendre les prélèvements selon cas. C’est pratique, parfois surprenant, et oui ça force à anticiper son budget. Si besoin, contacter le centre des finances afin de clarifier ou de renégocier le plan de paiement en travaillant avec eux.

Comment savoir d’où vient un prélèvement ?

Regarder d’abord le libellé sur le relevé bancaire, souvent DGFiP apparaît, parfois un numéro ou une référence. Ensuite, comparer avec l’historique et l’avis d’imposition sur l’espace impots.gouv.fr, c’est souvent la réponse. Faire une recherche en ligne du libellé peut éclairer, appeler la banque apporte le détail opérationnel, date et bénéficiaire et le mandat. Si le doute persiste, joindre le centre des finances publiques pour qu’ils confirment l’origine et le motif du prélèvement. Astuce pratique, noter les références et dates avant d’appeler, ça accélère la réponse et évite les allers-retours inutiles. Si c’est une erreur, bloquer et contester rapidement avec preuves.

Est-ce que le prélèvement bancaire de 108 € est une taxe foncière ?

Oui, dans la majorité des cas ce prélèvement correspond à la mensualisation de la taxe foncière, la DGFiP procédant ainsi pour étaler le paiement. Le montant de 108 euros est une moyenne, qui fluctue selon la commune et la valeur locative, donc inutile de paniquer. Vérifiez le libellé DGFiP sur votre relevé et comparez avec l’avis d’imposition accessible via votre espace impots.gouv.fr. Si le montant surprend, revoir les mensualités, signaler une erreur éventuelle ou demander des explications au centre des finances publiques. C’est un mécanisme pratique, qui oblige à anticiper son budget mais simplifie souvent la gestion et réduit l’anxiété.